
Dans le monde de Maria Montessori, la découverte et l’exploration de la géographie s’effectue en premier lieu avec du matériel «sensoriel ».
Ainsi on va présenter à l’enfant un globe terrestre avec des surfaces rugueuses (représentant les Terres) et des surfaces lisses (représentant l’eau (les mers et les océans)). Lors de la première présentation on va tout d’abord faire tourner le globe afin de suggérer la rotation de la Terre.
Plus tard une fois que l’enfant distingue bien que la planète est formée de terre et d’eaux, un deuxième type de globe lui est présenté pour introduire la notion de « continent » et « océan ».
Il apprendra pour terminer le nom des continents, puis de chaque pays qui le constitue au travers d’un troisième type de matériel «des planisphères puzzle».
Vient ensuite l’apprentissage des termes des différentes formations liées à la rencontre de la terre et de l’eau tels que : une côte, une baie, une péninsule, un golf, un détroit, un isthme…etc.
Pour cela on utilise les cartes sur lesquelles sont représentées visuellement « les terres et leurs formes dans leurs frontières avec l’eau ». Ces cartes permettent d’avoir d’emblée une perception de la terre et de l’eau d’une autre nature. On perçoit nettement que 2 des 4 éléments (air, feu, eau, terre), sont à l’œuvre à l’état pur et primordial, collaborant ensemble à la manifestation de la forme !
J’ai été émerveillée de découvrir à 63 ans, alors que je suis géographe de formation, que l’eau et la Terre s’unissent pour sculpter des formes, avec systématiquement lorsqu’une forme est crée, son complément qui va apparaître à un autre endroit.
J’ai ainsi découvert que la péninsule est le contraire du golf : le principe yang-masculin dans une péninsule (une bande de terre pénétrant dans l’eau) et son complément avec le principe yin-féminin dans un golf (une pénétration tout en rondeur de l’eau sur la terre). ll y a ainsi un équilibre permanent dans ces processus de création des formes. Quelle beauté, quelle perfection, quelle subtilité dans la matière de la Pachamama le lac est à la terre ce qu’une île est à la mer !
Peut-être ai-je appris cela à la faculté, en tout cas je ne m’en souviens pas, alors que lors de ma formation en tant qu’éducatrice Montessori j’ai du réalisé mon matériel, devenir l’eau et la terre dans la construction de mes cartes. J’ai intégré quelque chose de nouveau en réalisant mon matériel et en visualisant une forme faite d’eau puis la même faite de terre. Dans le processus de création tout n’est réellement qu’équilibre, harmonie et perfection.
Gratitude à Maria Montessori qui m’a permis d’accéder à un niveau de lecture plus spirituel de la géographie.